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Archives de la catégorie ‘Thèses/Mémoires’

Evolution et rapport à l’histoire pharmaceutique de quelques matériels officinaux destinés à l’élaboration de formes galéniques de Laurence Sesmat

Sujets: Thèses/Mémoires

Pot de pharmacie couvert sur piédouche, faïence de Rouen de la fin du XVIIème siècle, décor grand feu bleu et chatiron noir, hauteur=66cm, Marseille, Musée de la faïence.

L’évolution des instruments de pharmacie galénique au cours des siècles est évidente : de la préparation « artisanale », pourrait-on dire, à l’élaboration industrielle contemporaine, nous pouvons constater que certains matériels ont traversé les siècles alors que d’autres ont complétement disparu. Pour chacun, nous observons que le souci d’hygiène, d’efficacité et de sécurité ont remplacé les méthodes empiriques et la recherche esthétique du passé. Ainsi ce travail nous a permis de rappeler l’histoire de la pharmacie depuis l’Antiquité, de redécouvrir tous ses symboles et ses croyances, si importants pour notre profession, qui inconsciemment influencent encore notre pratique actuelle. Nous nous sommes appliquée à étudier précisément les objets essentiels à la préparation des médicaments au fil des siècles : certains ont subsisté jusqu’à nos jours, tels la balance, le mortier et le pilon, nos emblèmes, alors que d’autres sont oubliés : ainsi la chevrette (pot de pharmacie prévu pour conserver et verser les liquides), le mâche-bouchon (permettant de ramollir les bouchons de liège afin de fermer hermétiquement les bouteilles de verre), le pilulier (pour l’élaboration de la forme pilule) et l’alambic (permettant la distillation de matières premières, et qui subsiste pour d’autres usages non pharmaceutiques). Nous avons ainsi voyagé dans le temps et les officines pour tenter de définir ce qu’est devenue et deviendra notre profession.

Evolution et rapport à l’histoire pharmaceutique de quelques matériels officinaux destinés à l’élaboration de formes galéniques de Laurence Sesmat. Thèse soutenue en 2014. Université de Lorraine (Accès réservé aux membres de l’Université de Lorraine jusqu’au 31-12-2015)

 

La querelle des barbiers, chirurgiens et médecins : XIIIe – XVIIIe de Marie Gatti

Sujets: Thèses/Mémoires

 

 

Théâtre anatomique de l'académie de chirurgie de Paris - 1694

Dans l’Europe du Moyen Âge, tout ce qui concerne l’exercice de la main sur le corps relève de la chirurgie. À cette époque, la plupart des médecins sont aussi des clercs, à qui l’Église va interdire en 1163 de verser le sang. La chirurgie va donc échoir aux barbiers qui vont pour certains s’élever en confrérie de chirurgiens: la Confrérie de Saint-Côme. D’autres vont garder le titre de barbiers, tout en tentant d’exercer des opérations chirurgicales toujours plus compliquées. Les siècles suivants vont se caractériser par des luttes de pouvoir entre la Faculté de médecine, au savoir théorique, et les chirurgiens, aux connaissances pratiques. Ils utiliseront chacun à leur tour les barbiers pour parvenir à leurs fins, alors que dans le même temps, une dernière catégorie de « soignants » exerce dans les campagnes, se nourrissant des superstitions populaires: les empiriques et charlatans. Ce travail traite de ces querelles et des statuts mis en place par les rois au fil des siècles afin de règlementer ces professions, permettant l’essor de la chirurgie au XVIIIe siècle, avant que la Révolution française ne remette à plat tous les acquis.

 

La querelle des barbiers, chirurgiens et médecins : XIIIe – XVIIIe de Marie Gatti.

Thèse soutenue en 2014, Université Lorraine  (Accès intranet uniquement). 

Prix 2013 de la société française d’histoire de la médecine

Sujets: Thèses/Mémoires

La Société Française d’Histoire de la Médecine décerne chaque année deux prix donnant droit au titre de lauréat de la Société :
Ces prix concernent des mémoires de Master ou des thèses consacrés à l’Histoire de la Médecine, publiés ou soutenus, en langue française, durant les 24 mois précédant le mois d’octobre de l’année en cours.
Ces prix sont attribués de la manière suivante :
– l’un au titre d’une thèse ou d’un mémoire de master émanant d’une faculté de médecine ;
– et l’autre au titre d’une thèse ou d’un mémoire de master émanant d’une faculté ou d’une école « autre que médecine ».
Chaque prix donne droit à une médaille de la Société gravée au nom du lauréat et sera accompagné d’un chèque (d’un montant variable décidé chaque année par le CA), à condition que le candidat assiste à la séance de proclamation et de remise des prix lors de la séance solennelle du mois de mars.
Les candidats doivent envoyer deux exemplaires de leur mémoire ou thèse, accompagnés d’une notice biographique, avant le 31 décembre 2013 à l’adresse suivante :
M. Guy COBOLET
Bibliothèque Interuniversitaire de Santé
12, rue de l’Ecole-de-Médecine
75270 PARIS Cedex 06

Le malade et la médecine sous l’Ancien Régime de Jean-François Viaud

Sujets: Nouveautés BU, Thèses/Mémoires

 

 

 

La médecine ancienne (celle d’avant les découvertes scientifiques du XIXe siècle) reste marquée par les moqueries de Molière et d’autres satiriques. À l’exception de quelques ignorants, benêts et crédules, qui aurait pu croire à son efficacité ? Qui pouvait consentir à des traitements plus dangereux qu’utiles, en particulier ces saignées d’autant plus aveuglément pratiquées qu’elles paraissent avoir été le seul recours ? Or ces représentations sont fausses.
En effet, la médecine de l’époque n’est pas une science hermétique ; elle est, au contraire, largement partagée. Les ouvrages de médecine à destination populaire, au succès incontestable, les discussions avec le personnel soignant et avec l’entourage proche, les offres thérapeutiques, diffusées dans la presse et par diverses publicités, sont des moyens d’information dont disposent les populations.
Il est possible d’acquérir un savoir, souvent succinct, mais utile en cas de maladie. Cet ouvrage s’intéresse donc d’abord au malade ou au consommateur de soins, estimant ses connaissances médicales et appréciant ses pratiques thérapeutiques dans tout leur éclectisme. Ces éléments, qui n’apparaissent pas dans les sources médicales, on les trouve dans les livres de raison et dans les écrits du for privé.
Ce sont de tels documents, exploités essentiellement dans le territoire aquitain, qui constituent l’apport original de l’ouvrage. L’auteur y montre que le malade, ou simplement celui qui désire rester en bonne santé, est attentif aux règles médicales et n’hésite pas à recourir à de nombreux soins. Il s’y interroge sur la conformité de son savoir aux règles de la médecine officielle, sur la place très prépondérante du chirurgien dans le dispositif de soins, sur les pratiques thérapeutiques, l’automédication, le recours aux charlatans et aux remèdes empiriques, l’autonomie décisionnelle du malade.
L’auteur apporte la démonstration que, même dans une région réputée peu favorisée culturellement à l’époque moderne, l’intérêt pour la médecine est sensible. Les attitudes médicales y témoignent d’une absence de résignation devant la maladie et de l’espérance de participer activement au maintien de sa santé.

 

 

Le malade et la médecine sous l’Ancien Régime : soins et préoccupations de santé en Aquitaine (XVIe – XVIIIe siècles) de Jean-François Viaud. Fédération historique du Sud Ouest, 2011

 

 

 

Où trouver cet ouvrage ?

Bibliothèque Santé-Brabois – RDC, salle 3, WZ 56 VIA

 

Les thèses de la Faculte de médecine de Nancy depuis 1873

Sujets: Thèses/Mémoires

 

La bibliothèque de médecine conserve les thèses de la Faculté de médecine de Nancy depuis 1873. Nous vous en présentons quelques-unes d’éminents professeurs de la Faculté de médecine de Nancy : Paul Ancel (1873-1961), Rémy Collin (1880-1957), Pierre Chalnot (1903-1982) et Jacques Parisot (1882-1957) au rez de chaussée de la bibliothèque.